Dans un entretien accordé à Jeune Afrique, l’ex-président sénégalais Macky Sall a réagi aux menaces de poursuites judiciaires évoquées par le gouvernement actuel à la suite de la publication d’un rapport accablant de la Cour des comptes. Déterminé, il a affirmé : « Je n’ai peur de rien. » Il a ajouté : « Ils peuvent poursuivre s’ils veulent. Mon bilan est là, visible, et je n’ai rien à cacher. J’ai toujours gouverné en toute transparence et dans le respect des institutions. »
L’ancien président a également dénoncé ce qu’il considère comme une instrumentalisation politique de cette affaire. Selon lui, le procès concernant la gestion de la dette est un « procédé politique » visant à discréditer son administration. Il a souligné que les accusations formulées à l’encontre de sa gestion ne prenaient pas en compte les défis économiques mondiaux auxquels le Sénégal avait été confronté pendant son mandat.
Face aux critiques, Macky Sall a rappelé les réalisations majeures de son mandat, notamment la transformation des infrastructures du pays, avec des projets emblématiques tels que le Train Express Régional (TER), le développement du secteur énergétique et l’amélioration des services publics. Il a insisté sur le fait que son équipe avait œuvré pour construire un Sénégal moderne et tourné vers l’avenir. « Ceux qui nous succèdent devraient se concentrer sur la poursuite de ce travail plutôt que de chercher des boucs émissaires », a-t-il ajouté.
Quant à son avenir personnel, l’ex-président a tenu à préciser qu’il n’excluait pas un retour au Sénégal. Il a expliqué : « J’ai choisi de vivre au Maroc, comme mes prédécesseurs ont choisi librement d’aller en France. Rien ne m’empêche d’aller au Sénégal et je n’exclus pas d’y retourner. » Par ces propos, il a tenu à signifier qu’il reste attaché à son pays et qu’il continuera à suivre de près son évolution politique et économique.
Boudal NDIATH