L’avocat Me Diaraf Sow est monté au créneau pour critiquer publiquement le communiqué du Conseil national de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA), relatif à l’incident survenu dans l’émission Jakaarlo entre le chroniqueur Badara Gadiaga et le député Amadou Bâ. Dans une déclaration postée sur sa page Facebook, il dénonce une prise de position partiale et une atteinte à la neutralité du CNRA.
Dans une prise de position ferme, Me Diaraf Sow s’est exprimé ce week-end au sujet du communiqué publié par le CNRA, qui épinglait la conduite du chroniqueur Badara Gadiaga lors d’un échange tendu avec le député Amadou Bâ, dans l’émission Jakaarlo diffusée sur TFM.
L’avocat accuse le CNRA de relayer des « informations mensongères » et d’avoir manqué d’objectivité dans son analyse des faits. S’interrogeant sur les fondements des accusations portées contre Gadiaga, il écrit :
« Où, dans l’émission, Badara Gadiaga a-t-il tenu des propos injurieux envers Amadou Bâ ? »
Selon lui, le chroniqueur s’est limité à lire une décision de justice, sans diffamer ni attaquer personnellement le député. Il précise également qu’aucune plainte formelle n’a été déposée par ce dernier à l’issue de l’émission.
Un traitement déséquilibré selon Me Sow
L’avocat reproche également au CNRA d’avoir ignoré certaines déclarations du député Amadou Bâ, qu’il juge accusatrices et déplacées. Il évoque notamment des propos liés à des accusations graves telles que le vol ou le trafic de diplômes, qui seraient, selon lui, à l’origine de la réaction du chroniqueur.
« En lisant ce communiqué, on a l’impression qu’Amadou Bâ n’a rien dit de déplacé, et que seul Gadiaga a dépassé les bornes. Ce déséquilibre remet en cause la crédibilité du CNRA », déplore Me Sow.
Il dénonce ainsi un traitement à deux vitesses et rappelle que d’autres propos violents, y compris à l’encontre du père de Badara Gadiaga, n’ont jamais été signalés par l’organe de régulation.
Un appel à la neutralité et à l’équité
Enfin, Me Diaraf Sow appelle le CNRA à faire preuve de plus de rigueur et de neutralité dans ses interventions :
« Le CNRA doit rester neutre s’il veut être respecté. Je ne suis pas contre le pouvoir, mais je suis contre les abus de pouvoir. »
Un message clair adressé à une institution censée garantir l’équilibre et la régulation dans le paysage audiovisuel sénégalais, et dont les décisions sont désormais scrutées avec une attention particulière
Boudal NDIATH