Dans une déclaration ferme, Khalifa Ababacar Sall, leader du parti Taxawou Sénégal, a condamné la détention prolongée de Badara Gadiaga, qu’il qualifie d’injuste et révélatrice d’une inquiétante dérive de l’État de droit au Sénégal. L’ancien maire de Dakar appelle à la libération immédiate du militant ainsi que de tous les prisonniers d’opinion.
« Quand l’État redoute les mots, c’est qu’il craint la vérité »
S’exprimant avec gravité, Khalifa Sall a dénoncé un abus grave des principes démocratiques.
« Quand l’État redoute les mots, c’est qu’il craint la vérité. Et la vérité ne s’enferme pas », a-t-il lancé, en allusion directe à l’arrestation de Badara Gadiaga.
Pour lui, il ne s’agit pas d’un cas isolé, mais d’un symptôme profond :
« Museler les voix, c’est étouffer la justice », a-t-il insisté, accusant le pouvoir d’instrumentaliser la justice et de transformer l’État de droit en « façade trompeuse ».
Un appel à la justice et à la liberté d’expression
Khalifa Sall a exigé la libération de Badara Gadiaga et de tous les détenus d’opinion, soulignant que la liberté d’expression ne devrait jamais être criminalisée dans une République. Il appelle les autorités à respecter scrupuleusement les droits fondamentaux garantis par la Constitution et les conventions internationales ratifiées par le Sénégal.
Boudal NDIATH