Les signaux d’apaisement commencent à se faire sentir dans la crise qui secoue les universités publiques, notamment l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar. Tard dans la soirée de ce mercredi, le procureur de la République a ordonné la libération de 97 étudiants arrêtés lors des manifestations ayant récemment agité le campus.
Ces protestations faisaient suite à des tensions ayant conduit à la mort de l’étudiant Abdoulaye Bâ, un drame qui a profondément marqué la communauté universitaire et ravivé la colère des étudiants. Les forces de l’ordre avaient procédé à de nombreuses interpellations dans le cadre de la répression des troubles survenus à l’UCAD.
Selon le quotidien Les Échos, qui donne l’information, parmi les personnes arrêtées figurait le président de l’Amicale des étudiants de la Faculté de médecine, la faculté dont était issu le défunt étudiant. Le journal précise toutefois que trois étudiants, présentés comme des leaders du mouvement, restent retenus pour les besoins de vérifications.
Cette décision du parquet est perçue comme un geste d’apaisement dans un contexte de forte tension entre étudiants et autorités. Depuis plusieurs jours, des voix s’élèvent pour réclamer la décrispation et privilégier le dialogue afin d’éviter une escalade dans un milieu universitaire déjà fragilisé.
La situation reste néanmoins suivie de près, alors que la communauté estudiantine continue d’exiger toute la lumière sur les circonstances du décès d’Abdoulaye Bâ et des réponses aux revendications exprimées.
Boudal NDIATH