Le président de Business Africa, Baïdy Agne, a été reçu mercredi 11 mars 2026 au palais de l’Élysée à l’invitation du président français Emmanuel Macron. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des préparatifs du forum économique « Africa Forward : Inspire & Connect », prévu lors du Sommet des chefs d’État Afrique– France qui se tiendra à Nairobi, au Kenya, les 11 et 12 mai 2026.
Le dîner présidentiel organisé à l’Élysée a réuni plusieurs acteurs majeurs du monde économique franco‐africain. Il vise à mobiliser les milieux d’affaires autour de ce forum qui ambitionne de renforcer les relations économiques entre l’Afrique et la France. L’événement « Africa Forward : Inspire & Connect » est co-organisé par la Banque publique d’investissement française (Bpifrance), Proparco et Business France.
Selon les organisateurs, ce forum d’affaires réunira plus de 1 500 chefs d’entreprises africains et français, aux côtés des chefs d’État, d’institutions financières et d’organismes de coopération internationaux. L’objectif est de favoriser de nouveaux partenariats économiques et d’encourager les investissements croisés entre les deux espaces.
Une déclaration conjointe du secteur privé
À Nairobi, Baïdy Agne interviendra aux côtés du président du Mouvement des entre‐ prises de France (MEDEF) et du président de l’Alliance des patronats francophones (APF). Ensemble, ils présenteront aux chefs d’État une déclaration conjointe du secteur privé franco‐africain. Ce document doit poser les bases d’un renforcement du partenariat d’af‐ faires et de la coopération économique entre la France et les pays africains.
Cette initiative traduit la volonté des mi‐ lieux d’affaires des deux rives de structurer un dialogue économique plus solide, dans un contexte marqué par la transformation rapide des économies africaines et les nouveaux enjeux de développement.
Des priorités économiques clairement identifiées
Du côté de Business Africa, plusieurs axes prioritaires ont déjà été identifiés pour orienter les futures relations économiques, financières et techniques entre l’Afrique et la France.
Parmi ces priorités figurent la facilitation des déplacements d’affaires pour les entre‐ preneurs, le financement des co‐investissements privés et le développement des chaînes de valeur agro‐industrielles et sanitaires. Les acteurs économiques souhaitent également la mise en place d’une plateforme « Made In » destinée à promouvoir les productions locales et à faciliter les mises en relation entre entreprises.
Le renforcement des infrastructures constitue également un axe majeur, notamment à travers des co‐investissements dans les transports terrestres, maritimes et aériens, ainsi que dans les réseaux énergétiques afin de soutenir l’intégration du marché intra‐africain
Les discussions portent aussi sur la transformation numérique et l’innovation. Les partenaires souhaitent promouvoir la dématérialisation, améliorer la connectivité et développer des services numériques performants. La gestion de l’intelligence artificielle, les transitions énergétique et numérique, ainsi que les enjeux de développement durable figurent également parmi les thèmes abordés.
Enfin, les initiatives envisagées incluent le renforcement des compétences professionnelles, le transfert de technologies et la création de hubs spécialisés dans le numérique, la haute technologie et la santé.
Le forum de Nairobi devrait ainsi constituer une étape importante dans la redéfinition du partenariat économique entre l’Afrique et la France, avec un rôle accru accordé au secteur privé dans la dynamique de coopération.
Boudal NDIATH