La Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (COSYDEP) exprime de vives inquiétudes face à la situation actuelle du système éducatif. Dans une déclaration, l’organisation évoque une crise qu’elle juge suffisamment grave pour menacer l’avenir de l’école publique.
La coalition parle d’une « alerte nationale », estimant que la situation met en péril l’avenir de toute une génération d’élèves ainsi que la qualité du capital humain du pays.
D’après la COSYDEP, le fonctionnement normal des établissements scolaires est fortement perturbé. L’organisation indique que plus de 150 heures de cours ont déjà été perdues, tandis que plusieurs activités pédagogiques, notamment les évaluations et les cellules pédagogiques, font l’objet d’un boycott. À cela s’ajoute un climat de tensions et de menaces qui, selon elle, complique les tentatives de dialogue pour trouver des solutions.
La coalition avertit que ces perturbations pourraient avoir des conséquences lourdes sur le parcours des élèves. Elle souligne notamment les risques d’abandon scolaire, la baisse des performances académiques et l’aggravation des inégalités, en particulier pour les candidats aux examens nationaux issus de l’école publique.
Par ailleurs, la COSYDEP déplore que le débat public soit aujourd’hui dominé par des polémiques politiques, alors que la priorité devrait être accordée à la sauvegarde de l’école, considérée comme un levier essentiel de développement et de promotion sociale.
Boudal NDIATH