La polémique enfle autour de la Société nationale des habitations à loyer modéré. Quelques jours après les déclarations fracassantes de son ancien directeur général, Bassirou Kébé, évoquant l’existence d’une « mafia » interne, les appels à une enquête officielle se multiplient.
En première ligne, le président du Forum du justiciable, Babacar Ba, qui interpelle les plus hautes autorités. Il invite le chef de l’État à mandater l’Inspection générale d’État pour mener une mission de contrôle approfondie au sein de la société publique.
Selon lui, la gravité des faits évoqués — pratiques illicites, dysfonctionnements et gestion opaque — nécessite une réponse rapide afin de situer les responsabilités et restaurer la transparence.
Des accusations lourdes
Lors de sa sortie médiatique, Bassirou Kébé a décrit un système interne qu’il juge incompatible avec une gestion saine. Il a pointé du doigt des obstacles structurels ayant entravé son action à la tête de l’institution.
L’ex-directeur général affirme par ailleurs avoir envisagé de saisir l’IGE pour auditer les dossiers relevant de sa gestion. Une démarche qu’il n’aurait finalement pas pu concrétiser, préférant se tourner vers des avocats pour défendre sa position.
Une affaire qui pourrait s’élargir
Avec cette nouvelle interpellation, le dossier prend une dimension plus institutionnelle. L’éventuelle implication de l’Inspection générale d’État pourrait marquer une étape décisive dans la clarification des faits.
En attendant une réaction officielle des autorités, cette affaire continue de susciter interrogations et inquiétudes sur la gouvernance des structures publiques.