Le transport routier sort peu à peu de l’impasse. Après dix jours de paralysie, les activités reprennent progressivement sur l’ensemble du territoire, à la faveur d’un accord obtenu sous l’arbitrage du président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye.
La levée du mot d’ordre a été officialisée à l’issue d’une rencontre entre les représentants des transporteurs et les autorités gouvernementales. Fallou Samb, secrétaire général de la Fédération nationale des syndicats des transports routiers, a appelé à la reprise des activités, tout en soulignant que le dialogue se poursuivra. Il a salué, dans la foulée, le rôle déterminant joué par le chef de l’État dans le dénouement de la crise.
Autour de la table des discussions figuraient notamment le ministre de l’Intérieur, Bamba Cissé, et son homologue en charge des Transports terrestres, Yankhoba Diémé. Ces échanges ont permis d’aboutir à plusieurs mesures concrètes destinées à apaiser les tensions.
Parmi les décisions majeures, la suspension de l’interdiction de circulation nocturne, vivement contestée par les transporteurs, constitue une avancée significative. Les parties ont également convenu de réactiver les postes mixtes de contrôle sur les corridors routiers, dans le but d’améliorer l’efficacité et la coordination des vérifications.
Autre engagement pris : la réduction des contrôles jugés excessifs en milieu urbain. Des instructions devraient être transmises aux forces de sécurité afin de limiter les tracasseries routières, une revendication récurrente des professionnels du secteur.
Si des points de désaccord subsistent, notamment en ce qui concerne le régime social des travailleurs, les discussions ne sont pas rompues. Elles se poursuivront dans le cadre de commissions dédiées, chargées d’examiner les questions encore en suspens. Une dynamique qui laisse entrevoir une sortie durable de crise pour le transport routier sénégalais.
Boudal NDIATH