Logé dans le groupe I, le Sénégal recroise la route de la France en Coupe du monde, un rendez-vous que beaucoup attendaient depuis l’épopée de 2002. Cette année-là, les Lions de Bruno Metsu avaient signé l’un des plus grands exploits du football africain en faisant tomber les champions du monde en titre, grâce au but inoubliable de Papa Bouba Diop.
Vingt-quatre ans plus tard, le destin remet les deux nations face à face, et les souvenirs refont surface.
Coly : “C’est le destin, c’est écrit”
Parmi les anciens joueurs marqués à jamais par ce moment, Ferdinand Coly, héros de la campagne 2002, voit dans cette nouvelle confrontation bien plus qu’un simple match. Interrogé par L’Observateur, l’ancien latéral droit évoque une dimension presque symbolique.
« C’est le destin, c’est écrit… La France et le Sénégal, ce sont deux destins liés, l’histoire du colon et du colonisé. Chacun y trouvera ses motivations : revanche, confirmation, envie d’écrire l’histoire », confie-t-il, rappelant que cette rencontre transporte un poids émotionnel unique.
Un premier match sous haute pression
Coly estime d’ailleurs que ce remake donnera une intensité particulière à l’entrée en lice du Sénégal dans le tournoi. Selon lui, la France n’abordera plus ce duel avec la même légèreté qu’en 2002, lorsque les Bleus avaient sous-estimé les Lions.
« Mes coéquipiers français me disaient que la France de Zidane allait nous écraser. Cela m’étonnerait que les joueurs sénégalais entendent cela aujourd’hui », souligne-t-il.
Un choc attendu, une histoire à poursuivre
Entre mémoire, symbole et ambitions renouvelées, France–Sénégal promet déjà d’être l’un des moments forts de la phase de groupes. Pour les supporters comme pour les anciens joueurs, cette affiche reste un rappel puissant : certaines histoires ne demandent qu’à s’écrire encore.
Boudal NDIATH