L’Association Internationale de la Presse Sportive (AIPS) a tiré la sonnette d’alarme concernant les obstacles administratifs auxquels sont confrontés plusieurs journalistes appelés à couvrir la Coupe du monde 2026. À quelques jours du début de la compétition, l’organisation estime que certains professionnels des médias risquent de ne pas pouvoir accomplir leur mission en raison de difficultés liées à l’obtention de visas pour les États-Unis.
Dans un communiqué publié le 6 juin depuis Lausanne, l’AIPS a fait part de sa préoccupation face à une situation qui touche des journalistes pourtant accrédités par la FIFA. L’organisation juge préoccupant que des professionnels officiellement autorisés à couvrir l’événement puissent voir leurs déplacements compromis par des restrictions administratives.
Pour tenter de débloquer la situation, le président de l’AIPS, Gianni Merlo, a adressé une correspondance aux responsables des services médias de la FIFA. Dans cette lettre, envoyée au nom du comité exécutif de l’association, il sollicite l’intervention de l’instance dirigeante du football mondial afin de faciliter l’accès des journalistes concernés au territoire américain.
Selon l’AIPS, plusieurs cas concernent notamment des journalistes africains et iraniens. Certains auraient obtenu des autorisations de voyage comportant des limitations susceptibles de compliquer leur couverture du tournoi. Ces restrictions pourraient notamment les empêcher de retourner aux États-Unis après un déplacement au Canada ou au Mexique pour suivre les rencontres de leurs équipes nationales.
L’organisation rappelle que la présence des médias internationaux constitue un élément fondamental dans le succès d’une compétition d’envergure mondiale. Elle estime également que ces contraintes administratives sont difficilement compatibles avec les principes d’ouverture et de rapprochement entre les peuples que véhicule traditionnellement le sport.
À travers cette démarche, l’AIPS espère obtenir des garanties permettant à l’ensemble des journalistes accrédités d’exercer librement leur profession durant la Coupe du monde 2026, organisée conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique.
Boudal NDIATH