Le président de PASTEF, Ousmane Sonko, a vivement dénoncé ce qu’il présente comme des manœuvres visant à perturber le fonctionnement normal des institutions de la République. S’exprimant devant ses partisans, l’ancien Premier ministre a affirmé que certaines personnes agiraient en coulisses pour influencer la marche de l’État.
Selon lui, le Sénégal ne peut plus se permettre de revivre les épisodes marqués par les intrigues politiques et les luttes d’influence qui ont, à plusieurs reprises, fragilisé les institutions.
« Il y a des complots qui se forment autour des institutions. Ce pays a assez souffert des complots, des combines et des manipulations. Tout cela est orchestré par une petite poignée de personnes », a-t-il déclaré.
Au cours de son intervention, Ousmane Sonko s’est également adressé aux responsables de l’administration ainsi qu’aux forces de défense et de sécurité. Il les a exhortés à rester attachés aux principes républicains et à ne pas se laisser entraîner dans des logiques qu’il juge contraires à l’intérêt général.
« Un haut gradé militaire ne doit pas suivre un président de la République lorsqu’il est guidé par des intérêts personnels. Il en est de même pour un fonctionnaire », a-t-il affirmé.
Le leader de PASTEF a insisté sur la responsabilité des agents de l’État, estimant que leur engagement doit demeurer au service exclusif de la nation et des institutions. À ses yeux, aucune considération politique ou personnelle ne saurait justifier un renoncement aux principes de neutralité et de probité qui fondent l’action publique.
« Pour les beaux yeux d’un président de la République, rien ne vaut le sacrifice de sa dignité ou de sa personne, surtout lorsqu’il reste moins de deux ans à un régime », a-t-il lancé.
Par ces déclarations, Ousmane Sonko réaffirme sa volonté de placer le débat politique sur le terrain de la préservation des institutions et du respect des valeurs républicaines, dans un contexte où les tensions et les rivalités politiques continuent d’alimenter le débat public.
Boudal NDIATH