Le président du Grand Parti (GP), Malick Gakou, est revenu sur les raisons qui ont conduit sa formation politique à rejoindre et fusionner avec Pastef-Les Patriotes. Dans un entretien accordé à L’Observateur, l’ancien ministre assure que cette décision ne relève d’aucune stratégie de circonstance, mais d’un engagement fondé sur des convictions profondes.
« Cette démarche n’est ni un calcul politique ni une adaptation aux réalités du moment », affirme-t-il, insistant sur le caractère réfléchi et assumé de ce rapprochement avec le parti au pouvoir.
Malick Gakou n’a pas caché l’estime qu’il porte au président de Pastef, Ousmane Sonko, dont il salue les qualités humaines et politiques. « Ousmane Sonko est un homme de conviction en qui je place une confiance totale. Je crois à son leadership et à ses capacités managériales », déclare-t-il.
Interrogé sur la fidélité qu’il a manifestée envers son allié durant les périodes les plus difficiles de son parcours politique, alors que plusieurs compagnons de route avaient pris leurs distances, le leader du GP revendique une posture guidée par les principes.
« En politique, la fidélité est une valeur cardinale. J’ai toujours pensé qu’il fallait défendre des principes plutôt que des circonstances », soutient-il.
Pour Malick Gakou, les épreuves traversées par Ousmane Sonko s’inscrivaient dans un combat plus large en faveur de la démocratie, des libertés publiques et de la transparence dans la gestion des affaires publiques.
Selon lui, cette proximité politique et cette solidarité forgées au fil des années ont naturellement favorisé une convergence de vues sur les enjeux majeurs auxquels le Sénégal est confronté, ouvrant ainsi la voie à l’unification de leurs formations politiques autour d’un même projet pour le pays.
Boudal NDIATH