L’affaire opposant la société Vicas à l’ancien directeur général de l’Onas, Cheikh Dieng, connaît un nouveau développement judiciaire. Après avoir essuyé un revers en première instance, l’entreprise a décidé de saisir la Cour d’appel afin de contester la décision rendue par le tribunal, selon des informations publiées par L’Observateur.
Le contentieux trouve son origine dans des déclarations attribuées à Cheikh Dieng au sujet des travaux de curage du bassin de la Zone de Captage. Lors d’une sortie médiatique, l’ancien responsable de l’Onas aurait mis en cause les conditions d’exécution du chantier réalisé en 2021, estimant que les engagements initiaux n’avaient pas été respectés. Il aurait également fait état d’un présumé partage des ressources liées au projet entre certains responsables de l’entreprise et des agents chargés du suivi des travaux.
Considérant ces affirmations comme attentatoires à son honneur et à sa crédibilité, Vicas avait engagé une procédure pour diffamation. Mais devant la justice, Cheikh Dieng a nié avoir tenu les propos qui lui sont reprochés.
Au terme de l’instruction, le tribunal a relevé l’absence de preuves matérielles suffisantes, notamment d’enregistrements vidéo de la conférence de presse concernée. Cette insuffisance d’éléments probants a conduit les juges à rejeter la plainte déposée par l’entreprise.
Déterminée à poursuivre le combat judiciaire, Vicas a officiellement introduit un recours devant la Cour d’appel. Une nouvelle étape s’ouvre ainsi dans ce dossier, dont l’issue pourrait relancer le débat autour des déclarations attribuées à l’ancien patron de l’Onas et des conditions d’exécution du chantier de la Zone de Captage.
Boudal NDIATH